Costumbres, tradición, gastronomía, trabajos rurales, vida vaqueira, saber popular

Santa Cristina de Lena:
(III)
monument ramirense asturien
Mirian Delgado González, Claudia Fernández Delgado,
Olaya Concepción Cossent, Antonio Vega Fernández
(alumnos/as) .

Bien avant la chapelle actuelle

On sait bien que Santa Cristina de Lena est un autre des édifices attribués au roi Ramiro I: petit monument à une seule nef avec les annexes collatérales qui lui donnent sa forme en croix. A été déclaré Patrimonie Mondial de l'Humanité par l'Unesco en décembre de 1985.

C´est un répreséntant, en conséquence, de l´art préroman asturien, avec Santa María del Naranco, San Julián de los Prados, El Conventín de Valdediós....., et d´autres distribués dans la région (voir bibliographie dans les livres d´histoire et de l´art).

Mais quelques détails s´échappent ou sont négligés dans les manuels les plus utilisés. Par exemple, le même emplacement de la petite construction, plus connue comme actuelle chapelle. Une série de détails dans l´édifice font penser que la situation à l´origine était une autre, différente et antérieure à l´époque médiévale.

La chapelle est située sur un saillant, en rapport avec une autre série d´ emplacements antérieurs : Corros (sur Corneyana), El Corralón (sur Felgueras), El Curuchu, Los Castiecho (sur La Vega´l Ciegu)…

Et il y a encore une autre histoire qu´on raconte chez les voisins de ces villages, on dit que la chapelle a 365 coins, autant de coins que l´an a de jours, ils le disent heureux dans n´importe quelle conversation.

Ce n´est pas question de les compter Le renseignement doit s´établir dans l´impression que produit la quantité de coins sur la structure du monument (contreforts, colonnes, annexes, fenêtres , petite arcade…..) C´est vrai que la chapelle donne l´impression d´avoir de nombreux coins. Le détail a aussi son art.

Une situation stratégique immémoriale, en conséquence.

On souligne l´emplacement de la chapelle, située sur un sommet au-dessus le bassin de la rivière Lena. Cette chapelle est en rapport avec une série de lieux et de toponymes importants en situations semblables : Castiechu, El Picu Corros, Penedrá, Carabanés...

Depuis le terrain pierreux et billonné de la nommée chapelle, on contrôle, d´une façon directe ou indirecte, tout le bassin de la rivière Lena, une partie du Güerna, Chago, les sommets de Carabanés et Carraceo, une partie de La Carisa (voie romaine)…Une grande partie de la commune.

Il faudrait ajouter la coïncidence, pas par hasard, non plus sans doute, entre La Cobertoria à côté de Santa Cristina et La Cobertoria à côté de L´Aramo avec quelques tumulus et dolmens déjà étudiés: une Cobertoria sur la cime de la montagne ; et une autre Cobertoria entre les chemins de la vallée. Tout un réseau de connexions pour la surveillance stratégique d´un environnement montagneux, il y a plusieurs millénaires.

Cette réutilisation étudiée et stratégique de l´emplacement immémorial de la chapelle ne s´est interrompue ni avec la dernière guerre « incivile » qui n´a eu aucun scrupule à y installer ses barrières de contrôle sur la même vallée dans laquelle autant de chemins se rejoignent : ceux de Mamorana, La Vega´l Rey ou La Vega´l Ciegu par les rives de la Lena. Los effets des bombes sont visibles aussi, après la reconstruction et les différents types de pierre employés.

Le lien de la chapelle actuelle avec des cultures et des emplacements préromains paraît évident par un détail: les deux petites colonnes centrales de la fenêtre qui regarde l´est, à façon de petits chapiteaux, s´achèvent avec une paire de hiboux orientés au Dolmen de Carabanés (c´est le dolmen bien conservé encore sur le passage de La Voie Romaine de la Carisa, par El Padrún et Espinas.

Les deux hiboux sont formés par un matériau marmoréen, mat, sans polir et plutôt blanchâtre, qui contraste avec le type de pierre foncée, molle et poreuse (pierre grenu et toba) dans le reste du bâtiment.

En tout cas, les deux hiboux de Santa Cristina (observations des voisins) sur chacune des petites colonnes, ne procèdent ni de la même époque, ni de la même construction que le reste de la chapelle (avant petit palais).

Un monument préexistant (peut-être païen à l´origine) devait exister là antérieurement. La paire de hiboux est un symbole totémique mortuaire dans plusieurs cultures païennes préromaines et la même jalousie intérieure en marbre (datant de 643) est interprétée comme mortuaire aussi.

Par contre, on sait bien que Santa Cristina comme sainte et comme image n´a pas d´enracinement populaire dans le temps : d´après les paysans, l´image de la sainte a été apportée de l´actuel village de Santa Cristina de Xomezan (aujourd´hui sans chapelle, sans voisins aux sommets du Güerna, sous La Pena la Portiecha).

Selon la rumeur l´image est venue à Santa Cristina de Palacio quand la chapelle de Santa Cristina du Güerna est disparue. De toute façon, ces renseignements ne sont pas confirmés par les plus âgés de ces vallées.

D´autres mythes et légendes entourent la terre rase actuelle du monument préroman. Par exemple, on raconte que «La poule et les œufs d´or» se montraient en certaines dates tout au long de l´année; ou «Le trésor» qu´on a cherché plusieurs fois à l´intérieur de la grotte qui s´ouvre sous le monticule; ou les tombes avec des os gigantesques qui ont été trouvés souvent en faisant des travaux de labourage dans les propriétés limitrophes.

Une dernière légende sur la chapelle est la suivante, recueillie dans les vallées autour de Palacio: une jeune fille avait décidé de devenir religieuse; son père, païen, s’opposa avec violence à cette décision en la menaçant de la brûler vive dans de l’huile bouillante; comme elle ne changeait pas d’opinion, son père décida d’exécuter sa menace ; mais la jeune fille restait intacte au feu et à l’huile; finalement, le père la battit jusqu'à la mort; et la sainte surgit. Cette légende persiste très floue dans la zone.

Résumons: l’actuel monument de Santa Cristina, joyau de l’art ramirense préroman, est considéré de grande valeur, à en juger par le nombre de visiteurs qui chaque année passent par ces vallées de Lena.

Récemment, on a beaucoup discuté s’il fallait ou non illuminé la chapelle compte tenu des dommages que pourrait causer une installation inadéquate ne respectant pas les normes en vigueur pour ce type de monument historique et du fait qu’on pourrait commettre alors une injustice par comparaison avec les propriétaires des terrains des alentours auxquels on ne permet aucun type de modification en raisons de normes subsidiaires.

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