Costumbres, tradición, gastronomía, trabajos rurales, vida vaqueira, saber popular
por Xulio Concepción Suárez

"Mi caballo llamado Viento"

Por Marcelino Iglesias Álvarez
3º ESO. IES Benedicto Nieto. Pola de Lena.

"Tenía yo un caballo llamado Viento: muchos años después, sigue siendo muy especial para mí, aún cuando ya esté ausente de mi vida. Por si no sabéis su historia, os la voy a contar. Era una tarde de primavera, de ésas que sólo se dan en las películas. Las pocas hojas que caían con la suave brisa se balanceaban de un lado a otro como si fuesen reacias a rozar un suelo tan florido. Viento y yo estábamos en un camino cercano al pueblo, repleto de florerillas que, por lo general, resultaban un manjar exquisito para mi caballo.

Pero esa tarde era especial. Fue el último día de todos los que pasé con Viento. En vez de comer, miraba al monte con las orejas de punta, y, sin emitir el más mínimo sonido, escuchaba atento los ruidos que procedían del monte. Me resultó algo extraño, porque, aunque muchas veces habíamos cabalgado juntos por el pueblo, nunca le había visto tan atento y concentrado.

No le di mayor importancia, porque estábamos en primavera, que es su época de celo. Después de haber pasado una tarde más junto a mi caballo, lo llevé a la fuente para que bebiera, pero, en vez de beber, simplemente observé que contemplaba su rostro distorsionado en el agua.

Fue entonces cuando ya empecé a preocuparme por la salud de Viento: no comía, no bebía…. Al llegar a casa, le dije a mi padre que al caballo le pasaba algo. Él me contestó que, como los humanos, los animales también tienen sentimientos. Yo me quedé sorprendido al oír esto, y se me ocurrió darle sal, a ver si se animaba un poco. Por sorpresa para mí, esa vez se la comió toda de golpe, en vez de dejar la mitad como solía hacer otras veces. Para mí eso fue como una gracia, por todos estos años que pasamos juntos. Volví a atar el caballo en la anilla delante de mi casa y me metí en mi habitación. Cogí la hucha y tenía 133 €.

Hasta la noche tuve que esperar, para que mi padre se dejase el teléfono móvil en la cocina como solía hacer. Salí fuera y vi que mi padre había atado el caballo a una de las patas del horro. Llamé al veterinario y me dijo que, al día siguiente, a primera hora de la mañana, estaría allí. Antes de entrar en casa otra vez, giré la cabeza y vi al caballo vuelto de espaldas hacia mí: estaba cabizbajo mirando al suelo, en vez de comer su pienso como hacía siempre. Entré en casa de nuevo, y me acosté.

A las 4 de la madrugada, un estruendo me despertó sobresaltado, pero me volví a dormir. De pronto, un relincho nuevo me despertó por completo, y pensé: Viento ya está bien. Pero el sonido de sus herraduras galopando sobre el cemento me levantó de un salto de la cama. Me asomé a la ventana, y unas lágrimas se estrellaron contra el suelo, al ver la cabezada de mi caballo tirada, rota sobre la tierra. Salí descalzo a la calle y lo llamé a voces, pero Viento no respondía. Me fijé de nuevo en la tierra, y vi las marcas que dejaron las herraduras en el cemento. Entré en casa, me calcé y salí a buscarlo en la oscuridad congelada de la noche.

El frío ralentizaba mi deambular por el pueblo, y la impotencia invadía mi mente, por lo que volví a casa. Sólo podía pensar en Viento. No me acordé ni de avisar a mi padre para contarle lo sucedido. Me tumbé en la cama, y no sé cómo, pero me dormí. A la mañana siguiente, el veterinario no tuvo nada que examinar. Largos días pasé buscando a mi caballo, pero todo fue en vano. Han pasado 20 años y nunca más he visto a Viento, pero cada vez que subo al monte y oigo el relincho de un caballo, corro cuanto me permiten mis piernas con la esperanza, ya casi perdida, de que ése sea mi caballo: VIENTO"

***

Versión francesa:
por alumno de 3º ESO y profesora.

"Mon cheval nommé Viento"

J´avais un cheval nommé Viento qui , beaucoup d´années plus tard , continuait à être très spécial pour moi, même quand il serait déjà absent de ma vie. Au cas où vous ne sauriez pas son histoire, je vais vous la raconter. C´était un après-midi de Printemps, comme celles que nous voyons dans les films. Le peu de feuilles, qui tombaient dû à la douce brise, se balançaient d´un côté à l´autre comme si elles étaient réticentes à frôler le sol si fleuri. Viento et moi, nous étions sur un chemin proche du village, plein de petites fleurs qui, en général, étaient un met exquis pour mon cheval.

Mais cet après-midi était spéciale. Ce fut le dernier jour parmi tous ceux que je passais avec Viento. Au lieu de manger, il regardait la montagne avec les oreilles dressées, et sans émettre le moindre son il écoutait attentif les bruits provenant de celle-ci. Cela me paraissait un peu bizarre, car même si de nombreuses fois nous avions chevauché ensemble à travers le village, jamais je ne l´ai vu si attentif et concentré.

Je ne lui ai pas donné la moindre importance, parce que nous étions au Printemps, qui est son époque d´être en rut. Après avoir passé une après-midi de plus auprès de mon cheval, je l´ai emmené à la fontaine pour qu´il boive, mais, au lieu de boire, j´ai simplement observé qu´il contemplait sa face distorsionée dans l´eau .

C´est alors quand j´ai commencé à me préoccuper de la santé de Viento : il ne mangeait pas, ne buvait pas… En arrivant à la maison, j´ai dit à mon père que quelque chose arrivait à mon cheval. Il me répondit que, comme les humains, les animaux avaient aussi des sentiments. J´ai été surpris d´entendre ceci, et j´ai eu l´idée de lui donner du sel, pour voir s´il s´enhardissait un peu. À mon étonnement, cette fois il le mangea tout, d´un seul coup, au lieu d´en laisser la moitié comme il avait l´habitude de le faire d´autres fois. Cela a été pour moi comme une grâce, pour toutes ces années passées ensemble. J´ai rattaché le cheval à l´anneau devant chez moi et je suis rentré dans ma chambre. J´ai pris la tirelire où j´avais 133 € .

J´ai dû attendre jusqu´à la nuit, pour que mon père laisse son portable dans la cuisine comme il le faisait d´habitude. Je suis sorti dehors et j´ai vu que mon père avait attaché le cheval à un des piliers du grenier. J´ai appelé le vétérinaire et il m´a dit qu´au jour suivant il y serait à la première heure de la matinée. Avant de rentrer de nouveau à la maison, en tournant ma tête, j´ai vu le cheval retourné le dos vers moi : il était tête basse regardant le sol, au lieu de manger son picotin comme il le faisait toujours. Je suis à nouveau rentré chez moi, et je me suis couché.

À 4h du matin, un grand bruit me réveilla en sursaut, mais je me suis rendormi. Soudain, un nouveau hennissement me réveilla complètement, et j´ai pensé : Viento se sent déjà bien. Je me suis penché à la fenêtre, et des larmes se brisèrent contre le sol en voyant le caveçon de mon cheval jeté, et rompu par-terre. Je suis sorti pieds nus dehors et je l´ai appelé à grands cris, mais Viento ne me répondait pas. Je suis entré chez moi, je me suis chaussé et je suis sorti le chercher dans l´obscurité congelée de la nuit.

Le froid ralentissait mon déambuler à travers le village, et l´impuissance envahissait mon esprit, c´est pourquoi je retournais à la maison. Je ne pouvais que penser à Viento. Je ne me suis pas rappelé de prévenir mon père pour lui raconter ce qui est arrivé. Je me suis allongé sur mon lit, et je ne sais comment, je me suis endormi. Au matin suivant, le vétérinaire n´avait rien à examiner. J´ai passé de longues journées en cherchant mon cheval, mais tout était en vain. 20 ans se sont écoulés et jamais je n´ai revu Viento, mais quand je vais à la montagne et j´entend l´hennissement d´un cheval, je cours aussi vite que mes jambes me le permettent avec l´espérance, déjà presque perdue, que ça soit mon cheval : VIENTO.

Otros trabajos: Mon voyage virtuel en France (en PDF)

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